Shiruban Illustrations

Sylvain Jolivalt

Auteur-Illustrateur

Osaka à Lure, une rencontre exceptionnelle

« Le 29 février 1844, fut déclarée à la mairie de Gleux-Lès-Lure (Saône-Supérieure), la naissance d’un enfant de sexe masculin, fils d’Anatole Camember, cultivateur, et de Polymnie Cancoyotte, son épouse. L’enfant fut inscrit sous les noms de François-Baptiste-Éphraïm. Consulté à son sujet, l’aimable et savant docteur Breuvage conseilla de le nourrir exclusivement de charcuterie et de farineux. Grâce à ce substantiel et hygiénique régime, Éphraïm devint rapidement un solide gaillard. »

C’est ainsi que Christophe fait débuter les Facéties du Sapeur Camember en 1890. Pour les moins de plusieurs fois vingt ans non natifs de Lure qui n’auraient pas la ref’, c’est l’une des premières bandes dessinées françaises. Rien moins que ça.

Mais pourquoi est-ce que je vous parle de cet éminent sapeur, plus doué pour les travaux de force que pour les belles lettres ? Et bien, parce que, après plus de 45 anniversaires -car rappelons-le, le malheureux sapeur Camember né un 29 février ne célèbre son anniversaire que les années bissextile-, François-Baptiste-Éphraïm enfile son plus beau yukata fleuri et invite l’exposition Universelle d’Osaka à Lure. 

Crédit photo : Canton Lure 1

Le 6 septembre 2025, la sous-préfecture de Haute-Saône parcourt les quelques 14015 kilomètres qui la séparent du célèbre port japonais, dont la truculence et le bon vivant n’ont rien à envier à la Franche-Comté, et l’Espace Cotin ouvre son torii sur un univers japonais dans tous les aspects de sa culture.

Dès 10h, Monsieur Stéphane Fréchard, 1er adjoint au maire de Lure, et Monsieur le Consul général adjoint TAKIZAWA Masachi inaugurent l’événement donnant le ton d’une curiosité vers le Japon.

Dès l’entrée, on est pris par les effluves d’encens d’Ars Incense, qui rappellent au voyageur les parfums de temples japonais. Lucas Bollinger accueille chaque visiteur en lui faisant partager sa science et sa passion.

En face, mon ami et complice, Jean-Martin Vincent, présente ses calligraphies et aquarelles, à l’esprit toujours poétique.
A côté de lui, votre serviteur présente le Grand Livre des Oni et toutes ses créations, illustrées de ses dessins autour des yôkai.

Face à lui, des jolis oiseaux colorés pépient joyeusement, le club ornithologique de Haute Saône  rend les honneurs au Canari Hôsô Japonais et au Moineau du Japon.

A ses côtés, Joliane présente ses œuvres tirées de manga et animés japonais.

HC Bonsai  a installé sa petite forêt de bonsai au bébut de la deuxième allée. Tout un univers dont il prend soin depuis maintenant 45 ans !

Face à lui, l’Atelier de la Lionne  de Maryse Druez, expose ses accessoires en tissu japonais, patchwork, broderies sashiko et boro auxquels elle associe le jean recyclé.

A côté, l’Atelier Tonoko de Clotilde Cornut, spécialiste du kintsugi, l’art japonais de réparer la céramique avec de l’or. L’atelier Tonoko chine des objets en quête d’une nouvelle vie, et révèle une nouvelle beauté en y intégrant ses blessures. Clotilde présente sa terre ocre Yamashina, essentielle à son art en apportant structure et stabilité dans le processus de réparation.

Puis le Club de shogi bisontin  invite à la découverte du Shogi, « les échecs japonais » : un jeu de réflexion ancestral où chaque coup compte, entre tactique, patience et finesse.

Japan Sama présente une belle vitrine de figurines et Goodies officiels d’anime importés du Japon.

De l’autre côté de l’allée, les Bobines de Mimi offrent des pièces uniques cousues à la main, de boro (superposition des tissus) et de sashiko, petits points de broderie de la taille d’un grain de riz.  

Nous passons ensuite à TANPOPO , la brocante japonaise où Hannah Lafargue vous propose des kimono d’occasion. Elle sait expliquer l’origine de chaque accessoire, la façon de la porter. Une vraie passionnée qui met le kimono à portée de tout un chacun !

En face, et pour finir cette allée, Lila Morel présente les chaussettes de la marque qu’elle a créée, Koloro Studio. Tout un univers coloré, joyeux, directement inspiré des motifs japonais. Lila dessine elle-même chacun de ses motifs et c’est un vrai rayon de soleil ! Et en plus, Koloro Studio est une marque française qui mêle sensibilité japonaise, matières naturelles et fabrication éthique en Europe.

De l’autre côté de l’allée centrale, un stand d’accueil (oui, parce que nous avons pris le salon à l’envers) présente de petits objets.
Une exposition sur Osaka présente divers aspects d’une ville aux aspects culturels riches. Et face à elle, l’Association Art Japon présente de la calligraphie, des origami, invite à déguster des cookies et gâteaux au matcha, et anime les deux cérémonies du thé. Surprise, nous avons même eu droit à une très talentueuse démonstration de koto !

Passons à présent la porte de l’arrière salle pour admirer les sabres de Magie Cash

Sonia Rose, sa voisine, propose des maquillages japonais  (kawaii, gyaru, natural beauty…), et toutes sortes de motifs qui ont ravi les enfants !

Pour un moment zen et relaxant, Vanda Shiatsu offrait une pause bien-être.

Crédit photo : Est Républicain

Nous finissions par le cosplay, et les costumes spectaculaires d’Aniki  ainsi que la bonne humeur et les couleurs de Jikiahope et   ley_cos_and_shit.

Une mention spéciale à Jikiahope, en costume de MaoMao de la série Les Carnets de l’Apothicaire, qui nous a touchés par sa gentillesse, un coup de cœur dans ce salon !

Et puisqu’il fallait bien manger, Osaka à Lure nous proposait, dans le passage Vox, de découvrir l’excellent food-truck de FuguSushi permettait de déguster ses menus sushi, ses poke-bowls, ses sushi-dogs, gyoza et salades.

Pour un petit dessert ou une gourmandise, Usagiya régalait les amateurs de wagashi, les pâtisseries japonaises, permettant aux visteurs de découvrir yôkan, suhama, dorayaki…

Enfin, Les Thés de Bernie, boutique incontournable de Belfort proposait une immersion dans l’univers des thés japonais.

Tout au long de la journée, quelques 2000 visiteurs sont venus découvrir nos stands, échanger de nos passions, s’intéresser aux œuvres. Un public particulièrement agréable et encourageant envers les artistes, artisans et passionnés du Japon que nous sommes.

Voilà pour le tour des exposants. Mais le salon Osaka à Lure n’aurait pas pu voir le jour, ni accueillir ses quelques 2000 visiteurs sans l’énergie de Maurine Fontaine et Morgane Félizat. Elles ont été disponibles à chaque étape de ce salon, elles se sont montrées aidantes, volontaires et lorsque l’on connaît les coulisses d’un tel événement, on mesure le travail de titan qu’elles ont abattu. Merci à elles, et merci à Lure pour cette superbe journée !

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